18/01/2009

Est-on sur d’avoir bien compris le fonctionnement de l’économie ?

Nous venons d’assister à la pire crise financière depuis 1929 nous disent les médias, reprenant les dires d’experts.

En est-on si sûr ?

Si l’on considère les titres, actions ou obligations, comme des papiers valeurs au même titre que les billets de banque, nous avons simplement assister a une très forte plus value des billets de banque par rapport aux titres. Cela veut simplement dire que lorsque il fallait 1 million de francs pour racheter entièrement les actions de telle ou telle entreprise et qu’il n’en faut maintenant plus que 500’000, la valeur des billets de banque a doublé…Nous avons tendance à dire que la bourse a baissé, que les entreprises valent moins qu’avant.

Pourtant ces entreprises possèdent souvent les mêmes usines, machines, immeubles, capacités à produire. Ce n’est donc pas la valeur de l’entreprise qui a baissé, c’est plutôt son interprétation dans une monnaie d’échange qui a été modifiée. Cela veut dire que le détenteur d’argent liquide a vu lui sa fortune augmenter non pas en montant total, mais en pouvoir d’achat. Celui qui avait 500'000 francs à disposition ne pouvait acheter que la moitié de l’entreprise dans l’exemple ci-dessus, maintenant il peut acheter la totalité.

Très souvent la capacité bénéficiaire est restée la même, sauf peut-être pour le secteur automobile qui lui a vraiment souffert au niveau des ventes. Les entreprises de machines outils ont-elles enregistré une baisse des commandes similaire ? Pas pour l’instant. En fait, la crise financière, ne touche pour le moment que les actionnaires, les détenteurs d’obligations, la valorisation des portefeuilles, les revenus des banques et de leurs employés qui voient leurs bonus diminuer fortement. Les bonus ne servent normalement pas à vivre pour ceux qui les reçoivent mais plutôt à améliorer l’ordinaire.

Par contre, le matraquage dans les médias a finalement influencé une partie des consommateurs, pas tous, il n’y a qu’à se rendre dans les commerces durant ce mois de janvier pour se rendre compte que les chiffres d’affaires sont en train de dépasser tous les records. Seuls les dépenses « familiales » plus importantes sont quelques peu reportées. Le changement d’une auto en fait partie. Sans les premières pages continuelles dans les médias de la baisse boursière, des pertes colossales que font certains nantis, pertes uniquement comptable puisque non réalisées, nous n’aurions sans doute pas ce mouvement de retenue, de mises au chômage partiel préventif. A mon sens la crise n’est que pour les « riches » ceux qui ne vont pas modifier leur train de vie, ceux qui peuvent aisément supporter ces baisses de valorisation de leurs biens. En analysant plus finement les PIB des pays européens, on se rendra vite compte que seul le secteur financier est malade, le reste de l’économie va plutôt bien.

Si la hausse des bourses des 5 dernières années, qui a multiplié virtuellement la fortune de beaucoup, est suivie par une très forte correction qui ne fait que « reprendre » le virtuellement gagné un peu plus tôt, la crise ne concerne vraiment que les nantis.

 

23:38 Publié dans Economie | Tags : crise, médias, commerce | Lien permanent | Commentaires (0)

05/01/2009

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