16/02/2011

La Suisse et le G20

Les comptes de la Confédération bouclent avec un excédent

Les comptes de la Confédération se soldent en 2010 par un excédent ordinaire de 3,6 milliards de francs au lieu du déficit budgété de 2 milliards. La reprise a été plus précoce et robuste que prévu, justifie le Conseil fédéral après avoir pris connaissance des résultats mercredi.


Le bilan est encore une fois nettement meilleur que la troisième correction à la hausse dévoilée il y a un mois par la ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf. Les prévisions conjoncturelles effectuées lors de l'établissement du budget en 2009 étaient beaucoup trop pessimistes, a reconnu devant la presse l'héritière du dossier de son prédécesseur Hans-Rudolf Merz.

Bon point pour l'économie

Mais beaucoup d'autres avaient fait les mêmes. "Le résultat montre que l'économie suisse s'est bien sortie de la crise et qu'elle continue son développement", s'est félicitée la conseillère fédérale. Si l'on tient compte des dépenses extraordinaires de 400 millions, le solde de financement s'élève à 3,1 milliard de francs.

L'évolution étonnamment bonne de la conjoncture a gonflé les recettes de 4,6 milliards de francs. Les deux tiers sont liés à l'impôt fédéral direct (+1,4 milliard) et à l'impôt anticipé (+1,7 milliard). Les bénéfices imposables n'ont en effet pas chuté et une grande société a effectué un paiement anticipé unique de 1 milliard d'impôt fédéral direct.

Dépenses moins soutenues

En un an, les recettes ordinaires ont au total progressé de 3,1% alors que les dépenses n'ont crû que de 1,8%. Au final, ces dernières sont inférieures de 1 milliard au montant budgétisé. La formation et la recherche ont connu la plus forte progression (+6,1%), la défense nationale le recul le plus marqué (-2,7%) en raison de retard d'acquisition de matériel.

Fin 2010, la dette brute de la Confédération s'élevait à 110,6 milliards de francs, soit 0,4 milliard de moins qu'un an auparavant. Le fait qu'elle ne diminue guère est dû à une forte augmentation des engagements courants.

 

Finalement la France a eu bien raison de ne pas inviter notre gouvernement à participer au prochain G20. Ce groupe, sans aucune légitimité, créé pour résoudre la crise financière mondiale de 2008-2009, va entamer prochainement une nouvelle réunion. La Suisse, septième place financière mondiale (selon la TSR) ne participera pas aux discussions de ce groupe.

Tant mieux pour notre économie. Les membres importants du G20, dont le président actuel n'est autre que le président de la République française, n'ont guère besoin de prendre de leçons de la petite Suisse. Cette Suisse dont le gouvernement n'a même pas su profiter de la crise pour dépenser sans compter, pour creuser des déficits abyssaux, ce gouvernement qui ne peut rien enseigner aux autres a au contraire mis en danger sa monnaie en la faisant prendre l'ascenseur sur le marché des changes. Pour couronner le tout, ne voilà-t-il pas que la ministre des finances présente des comptes 2010 avec un résultat positif. Plus 3 milliards dans les caisses au lieu d'un déficit de 2 milliards. Scandale !

Que fait le peuple ? Que ne change-t-il de dirigeants ? Pourquoi ne vote-t-il pas plus à gauche, pour de vrais dépensiers, des dilapidateurs de l'argent des autres, celui qui n'a pas encore été gagné.

Mais dans quel monde vit-on ? Un monde dans lequel le peuple helvète a bien raison de vouloir faire cavalier seul, de ne pas adhérer à une UE qui ne fait rien de bon si ce n'est, pour le moment de garantir la paix sur le continent. Encore longtemps ?

 

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