18/12/2010

Michel Sitbon: «C’est indécent!»

Les partisans du chanvrier ont convoqué hier la presse étrangère. Pour que le débat prenne une ampleur mondiale


Sur le front médical ou judiciaire, rien de nouveau dans l’affaire Rappaz. Après cent treize jours de grève de la faim, le chanvrier emprisonné continue à s’affaiblir. Mais aucune suspension de peine n’est en vue. Reste que ses défenseurs ne baissent pas les bras. Mieux, ils veulent maintenant internationaliser le combat. «Si la Suisse veut avoir honte jusqu’à la fin de ses jours, qu’elle laisse mourir Rappaz! Ce serait une tache de sang sur le drapeau suisse!» s’est emporté hier à Genève Michel Sitbon, éditeur français, cofondateur de Cannabis sans frontières et porte-parole du Comité international de soutien à Bernard Rappaz. La suite sur le Matin.ch

 

 

Si je comprends bien le sociologue Genevois et le membre du réseau Voltaire, la vie d'un producteur de substance toxique et amenant à la dépendance de drogues de plus en plus dure vaut plus que la vie des éventuelles victimes qu'il pourrait « appâter » avec sa production.

Le PS Suisse, par l'intermédiaire de certains de ses membres, soutien l'idée. La gauche préfère céder au chantage d'un condamné plutôt que de le voir périr en prison. Cependant, accuser le gouvernement valaisan de vouloir réintroduire la peine de mort en ne cédant pas au chantage de B. Rappaz est de la pire mauvaise foi. B. Rappaz se met lui-même dans cette situation. Dans le même ordre d'idée, si B. Madoff exerçait le même chantage de sa prison américaine, ni J. Ziegler ni M. Sitbon, ni le PS ne trouveraient la moindre raison de lui céder. Il s'agit donc que d'un soutien opportuniste afin de se faire mousser auprès des médias !!

La Suisse ne souffrirait d'aucune perte de prestige si B. Rappaz devait mourir en prison. Par contre la crédibilité de la justice de notre pays, déjà fortement entamée,  au vu des dealers de rue sortis de prison avant que la police n'ait eu le temps de terminer le rapport d'interpellation, ne ferait que la risée du monde entier en cas de libération anticipée.

 

 

 

 

Commentaires

"substance toxique et amenant à la dépendance de drogues de plus en plus dure "

Il fallait bien un argument pour justifier l'acharnement que subit Bernard Rappaz.
Cependant, c'est un mensonge.
La théorie de l'escalade ne s'explique que par l'existence de dealeurs PROPOSANT des drogues plus dures aux consommateurs de cannabis.

Ainsi, la réglementation de la vente de cannabis permet la séparation des marchés et annule c'est effet d'escalade, crée artificiellement par la PROHIBITION.

Merci.

Écrit par : Ju | 19/12/2010

@ Ju,
Bonjour, merci pour votre commentaire.
Je ne pense pas que B. Rappaz soit victime de quoi que ce soit!
Il a été condamné en vertu des lois qui régissent notre pays. Le tabac est en vente libre et n'empêche personne de se tourner vers le cannabis! Ce simple fait réduit à néant votre argument pour la dépénalisation du cannabis.

Écrit par : salegueule | 19/12/2010

Il me semble bien que la population suisse a voté contre la dépénalisation de certaines drogues, dont celle que défend Bernard Rappaz. Ce n'est donc pas les lois de son pays qu'il met en cause et qu'il essaie de prendre en otage, mais le régime démocratique qui a permis cette votation. Il vient un moment où les convictions et les intérêts particuliers doivent céder devant ce que l'on appelle le "bien commun", tel qu'il est défini par les lois d'un pays, quels que soient ses défauts par ailleurs (et chacun peut y aller de ses propres critiques). On peut choisir de mourir en martyr d'une cause tellement importante qu'elle vaut ou exige ce sacrifice (comme l'ont fait certains chrétiens ou résistants politiques) ou accepter la sentence démocratique sans chercher à s'y opposer, comme l'a fait Socrate (qui a estimé que le loi du pays l'emportait sur son bien personnel).
Bernard Rappaz doit être invité à reconsidérer l'importance de l'enjeu qui lui fait préférer le risque de mourir plutôt que de vivre pour pouvoir continuer à aimer sa fille et ses amis, et continuer la lutte pour la cause qui lui est chère, en dehors de l'enjeu de sa vie personnelle. Il en sortirait grandi aux yeux des gens raisonnables et de ses proches, me semble-t-il. Tant de personnes meurent encore dans des souffrances épouvantables à cause, notamment, des freins mis l'euthanasie pour motifs honorables, que sa mort me paraîtrait marquer un manque d'égard et de dignité face à ceux dont j'ai évoqué les motifs plus haut.

Écrit par : Mère-Grand | 21/12/2010

@Mère-Grand,
Bonjour, merci pour votre commentaire.
En effet, le peuple et les cantons ont largement rejetés, il y a un peu plus de deux ans, une initiative visant à dépénaliser certaines drogues dont le cannabis.

Écrit par : salegueule | 21/12/2010

On laisse depuis des années des dealers étrangers dealer dans Genève, ils roulent en BMV en Porche Cayenne et ne sont pas le moins du monde inquiété alors 2 poids 2 mesures!

Écrit par : dominiquedegoumois | 23/12/2010

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