21/10/2010

Retraites en France: Nicolas Sarkozy justifie la manière forte

Le gouvernement français a demandé jeudi au Sénat de recourir à la procédure dite du "vote bloqué" afin d'accélérer les débats sur la réforme des retraites. Le président Nicolas Sarkozy a justifié la manière forte, alors que de nombreuses stations-services étaient à sec et que les syndicats ont annoncé deux autres journées d'action.

 


Résolus à poursuivre la contestation au-delà du vote du projet par le Sénat attendu cette semaine, les syndicats ont décidé de mener deux nouvelles journées d'action le 28 octobre (grèves et manifestations) et le 6 novembre (manifestations seules), a indiqué à l'AFP l'un des participants à une réunion intersyndicale.

Misant de son côté sur un essoufflement du mouvement si le texte déjà voté par l'Assemblée nationale est adopté par le Sénat, le gouvernement a demandé aux sénateurs un "vote unique" pour accélérer les débats.

Cette procédure, prévue par l'article 44 de la Constitution et qui permet d'écourter les débats et a été dénoncée comme un "coup de force" par les socialistes, devrait permettre de parvenir à l'adoption avant le week-end.

Manifestation

Le président du Sénat, Gérard Larcher (UMP), avait toutefois à diverses reprises dit qu'il laisserait "le débat aller à son terme" et affirmé qu'il n'aimait pas "utiliser ce type de procédure".

Pendant ce temps, la mobilisation s'est maintenue dans les lycées et les raffineries.

A la veille des vacances de la Toussaint, des milliers de lycéens et étudiants ont encore manifesté et plus de 300 lycées étaient "perturbés" (environ 7 % des établissements) ainsi qu'une dizaine d'universités (sur 83).

Des incidents ont à nouveau eu lieu à Lyon, avec dégradations et jets de projectiles des jeunes sur les forces de l'ordre qui ont riposté à coups de grenades lacrymogènes. Echauffourées et bousculades sont intervenues sur l'île de Corse (sud) ou à Poitiers (centre-ouest). Des ponts ou des routes ont été bloqués.

Une grosse centaine de cheminots ont eux manifesté près du siège de l'UMP à Paris.

 

Alors qu'à Montreux se déroule le sommet de la francophonie, l'actuel gouvernement du Pays originaire de notre langue commune, le français, oublie la définition du mot démocratie.

La France est en train de basculer dans une dictature partisane. Le président de la république française, sans doute encore plein de rancœur contre l'ancien président J. Chirac auquel il n'a pas pardonnée le choix de ce dernier du « meilleur d'entre nous » en parlant d'Alain Juppé.

Alain Juppé qui a finalement échoué il y a une quinzaine d'année dans la réforme des retraites. Le président Sarkozy ne veut pas, ne peut pas lui aussi céder sur cette réforme. Quitte à braver toutes les critiques, il fera passer cette loi sans doute nécessaire mais si mal ficelée que même les sénateurs, historiquement à droite, hésitent à voter ce texte.

En voulant forcer cette chambre à accélérer le vote, ce gouvernement montre à quel point il se moque de la démocratie qu'il prétend représenter. La France est un pays dont la « démocratie » est systématiquement représentée par une minorité. C'est un exploit pour le pays qui se dit être le berceau des droits de l'homme......

 

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