02/06/2010

Le loup en danger en Suisse

Le Conseil des Etats s'inquiète des dégâts causés par le loup. Par 18 voix contre 13, il a adopté une motion de Jean-René Fournier (PDC/VS) qui remet en cause la convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe.

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"La situation n'est plus tenable, la question devient un problème national", a averti le motionnaire. En Valais, le loup a déjà tué plusieurs centaines de moutons, créé beaucoup de stress et conduit à l'abandon de l'estivage de certains troupeaux, pour un impact estimé à 23 millions de francs par an.

Selon M. Fournier, il importe donc de modifier l'article 22 de la convention de Berne afin d'introduire une réserve permettant une régulation de la population de loups. Si le Conseil fédéral n'y parvient pas, il doit dénoncer la convention.

Changer une convention internationale pour 100 à 200 moutons tués par an est "tout à fait disproportionné", a rétorqué Robert Cramer (Verts/GE). Chaque année, 8000 à 12'000 moutons meurent d'autres causes.

En outre, la Suisse a déjà trouvé le moyen de réguler la population de loup, puisque sur les 15 à 20 grands canidés recensés sur le territoire, cinq ont déjà été abattus, ce qui est plus que n'importe où en Europe.

Le dossier passe au Conseil national.

 

Le représentant valaisan au Conseil des Etats, déjà en cause dans « l'euthanasie » d'un loup dans son canton remet ça. Alors qu'il n'a jamais remis en cause la protection du loup pendant toutes les années durant lesquelles il n'y en avant pas en Suisse (ou qu'il était tellement discret que cela ressemblait à une absence totale), maintenant que quelques uns de ces magnifiques animaux ont franchis la frontière, il veut abroger la loi ! Il me fait penser à l'histoire du banquier qui prête son parapluie par beau temps et qui le réclame en retour dès l'apparition du plus petit nuage....

Je pense que l'élu PDC valaisan cherche avant à faire croire qu'il veut défendre les intérêts des paysans de montagnes. Il serait peut-être mieux inspiré d'offrir des chiens de gardes (ou des ânes) aux bergers durant les périodes d'estivage. De cette façon il proposerait des mesures probablement moins coûteuses et convaincrait aussi quelques verts à le soutenir...

 

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