10/05/2010

LES GRANDS SPECULATEURS SONT LA

Les médias aident-ils volontairement les spéculateurs ?


Les marchés financiers sont, une fois de plus, manipulés par des spéculateurs.

Les médias en oubliant de rappeler quelques faits essentiels en deviennent-ils les complices ? Et plus grave, le seraient-ils volontairement ?

 

La dette publique grecque, un peu moins de 400 milliards de dollars, soit environ 10% du montant de l’élément déclencheur de la crise précédente, pour mémoire les montants engagés par les banques dans les « subprimes » étaient de l’ordre de 4000 milliards de dollars, a été le prétexte au déclenchement d’une spéculation contre le pays d’abord, puis contre l’Euro. Les attaques sont d’une telle force et d’une telle fréquence que les journalistes et les experts qu’ils interrogent ne prennent pas le temps d’analyser avec un peu de recul. Quels sont les médias qui ont remarqués que ces relations n’étaient pas normales ? Les médias doivent aller vite, plus vite que les concurrents, cette vitesse devient une arme de plus pour les spéculateurs. Personne parmi les journalistes ou les experts ne relève que les vendeurs d’Euro, pour se protéger de l’endettement des pays l’utilisant comme monnaie, achètent en contrepartie des Dollars ou des Yens. Ce sont deux monnaies dont l’endettement des pays est bien plus important que ceux de la zone Euro, voir tableau ci-dessous, source La Tribune.fr - 28/04/2010


Allemagne                       1446 Milliards USD

Autriche                            242 Milliards USD

Finlande                              89 Milliards USD

France                             1571 Milliards USD

Luxembourg                          3 Milliards USD

Pays Bas                           380 Milliards USD

Belgique                            403 Milliards USD

Espagne                            657 Milliards USD

Irlande                              383 Milliards USD

Slovénie                              16 Milliards USD

Italie                                1983 Milliards USD

Malte                                     5 Milliards USD

Portugal                             159 Milliards USD

Grèce                                 383 Milliards USD

Total Zone EURO                7725 Milliards USD

Japon                                9731 Milliards USD

USA                                12960 Milliards USD

 

Il s’agit là d’une diversion. Ces turbulences monétaires déclenchent des ventes massives sur les marchés boursiers. Qui profitent des ces baisses pour amasser des titres « bradés » ?

 

Je pense que la seule solution que les Etats vont pouvoir mettre en application pour résorber leurs dettes sera de laisser filer l’inflation. Dans ce cas, la seule valeur à ne pas avoir en portefeuille sera le cash. Il faudra avoir des actions, des obligations, mais surtout pas de cash…Qui aura fait le plein de titres à bon compte ?

Commentaires

Les spéculateur sont toujours là et il l'ont été toujours. Mais cette fois-ci, ce sont eux qui ont mis à jours les comptes public trafiqués grecs, quand ces derniers se sont aperçus que l'Euro grec n'avait plus le même cour que l'Euro allemand sur le marché des ventes des bons du trésor US, tel comme l'explique l'économiste Guy Sorman que j'ai publié sur mon blog.

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2010/03/22/crise-financiere-qui-doit-on-moraliser.html

Représenter les plus endettés en se basant sur les chiffres en mia de dollars, n'est pas la bonne.

USA = 12960 mia en PIB 97,5%; France 1571 mia pour 84% en PIB; Allemagne 1446 mia 94,2 % PIB Italie 1983 mia pour 127,3% en PIB; Irlande 383 mia pour 108,8% en PIB; Grèce 383 mia pour 108,8% du PIB; Belgique 403 mia pour 106,4% du PIB.

Il est possible de quelques variations suivant quand les chiffres furent publiés; Mais dans les grandes lignes nous sommes pas loin de ce qui est écrit plus haut. Mais l'on voit bien que les USA sont loin d'être les plus endettés en comparaison des état de la zone euro quand il s'agit du rapport au PIB.

Le Japon effectivement bat tout le monde avec 9731 mia et 200% du PIB; le double des USA en % et que de 1,33 moins gros en mia de dollars.

Quand à l'inflation, j'espère pas que l'on arrivera à cela. Ce dernier et un impôt sur les pauvres.

D.J

Écrit par : D.J | 10/05/2010

@DJ,
Bonjour, merci pour votre commentaire.

Je n'ai pas tout à fait la même approche que vous sur l'inflation. Elle est peut-être un impôt, indirect, sur les pauvres, mais aussi sur les riches...
Par contre, elle est certainement un "amortisseur" de dette publique.
N'oubliez pas que les trente glorieuses l'étaient AVEC de l'inflation.
Si les pauvres, ou bas revenus, en souffrent à travers de la progression d'impôts "à froid", les autres contribuables sont soumis au même régime (en pire?). De plus, les "riches" paient une 2ème fois en se faisant rembourser des capitaux prêtés à une valeur inférieure à celle du moment du prêt...
C'est une forme d'imposition du capital...
La diminution de la dette par l'inflation n'a certes pas que du bon mais tout n'y est pas forcément mauvais. Les tranches inférieures de revenus pourraient, par exemple, ne pas être soumises à la progression à froid.

Écrit par : salegueule | 10/05/2010

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