17/02/2010

Lausanne veut proposer des places d'apprentissages aux sans papiers

La ville de Lausanne veut ouvrir les portes de son administration communale aux jeunes sans-papiers de la ville. Cette décision, qui doit être soumise au Conseil communal, est une première suisse.


Aujourd'hui, les enfants sans papiers sont scolarisés mais à la sortie de l'école obligatoire, ils ne peuvent pas conclure de contrat d'apprentissage, faute de statut légal. Seuls ceux qui entrent au gymnase peuvent poursuivre leur formation.

"S'ils n'ont pas le niveau exigé, ils se retrouvent sans aucune possibilité", a expliqué Oscar Tosato, municipal de la direction d'Enfance, jeunesse et éducation. Cette situation ne fait qu'alimenter les réseaux de la précarité et de l'exclusion. Le problème a été soulevé à Berne, mais aucune solution ne se dessine.

Pour la municipalité, cette impasse ne peut plus durer. La ville veut ouvrir aux sans papiers les portes de l'entreprise "Ville de Lausanne". Elle traitera toutes les candidatures d'apprentis sur un pied d'égalité, sans prendre en considération leur statut légal.

L'expérience pourrait débuter à la rentrée 2010 ou 2011 et ne s'appliquera problablement qu'à quelques personnes au départ. Aujourd'hui, Lausanne scolarise entre 200 et 300 enfants de sans papiers. Une vingtaine d'entre eux terminent l'école obligatoire chaque année et sont potentiellement concernés.

La municipalité en appelle au canton pour trouver une solution pour que cet apprentissage soit reconnu. Elle lui demande aussi d'ouvrir aux sans papiers les portes de deux écoles professionnelles à plein temps: l'Ecole de couture et l'Ecole technique ETML. A Genève, les jeunes sans statut ont déjà accès à ces filières à plein temps.

Lausanne espère que son initiative fera boule de neige et accélérera un processus qui traîne.

 

Si je comprends qu’il est normal de secourir des gens dans le besoin, ce n’est pas leur cas puisque il ne s’agit là que de personne sans papiers, c'est-à-dire que leur statut n’est pas celui de personnes dans le besoin. Leur présence n’est que tolérée et finalement ils/elles ne restent que pour profiter du peuple suisse. Ne va-t-on pas en prenant ces mesures augmenter le nombre de ces sans papiers ne voulant plus partir car nous leur laissons les mêmes droits que les réfugiés reconnus ?

Est-ce que la Ville de Lausanne ne fait pas que repousser le problème ? Que fera-t-on de ces jeunes lorsque leur formation sera terminée ? Ils ne pourront pas obtenir de place de travail. Ne risque-t-on pas de les laisser dans l’idée que le moment venu, ils pourront continuer à profiter de leur situation ? Ne fait-on pas exprès de créer une situation qui nous mettra dans l’obligation de les régulariser ? Ces régularisations ne se feront-elles pas au détriment de celles et ceux qui en auront vraiment besoin ? La Ville de Lausanne est en train de prendre un grand risque. Comment se débrouillera-t-elle si la confédération refuse la régularisation de ces cas ?

Commentaires

Il suffit de reprendre cette dépêche pour commenter mon billet.......
http://www.swissinfo.ch/fre/nouvelles_agence/international/Lausanne_viole_sciemment_le_droit_selon_Philippe_Leuba.html?cid=8327838

Écrit par : salegueule | 18/02/2010

Ca dépasse les bornes! Que des élus puissent se permettre d'élaborer des motions qui argumentent dans l'illégalité c'est vraiment le comble!

Il y a donc un volonté délibérée que notre pays soit à court, terme 5-10 ans,
dirigé par des étrangers, cela afin que ces gens votent à gauche et nous vendent à l'Europe de laquelle ils sont souvent issus!

Et pendant ce temps-là les gens honnêtes paient leurs impôts, se décarcassent pour les études de leurs enfants, sans aucune aide et finiront par les inscrire au chômage puisque le travail dans ce pays va vite être réservé aux sans-papiers!
Et on vient nous dire que les étrangers font le travail que les Suisses ne veulent pas faire........Bourrique!

Écrit par : Corélande | 18/02/2010

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