12/02/2010

Grèce: la zone euro n'a "pas besoin du financement du FMI", selon Christine Lagarde

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a jugé vendredi que le "moment de vérité" concernant la Grèce viendrait en "mars", quand les Européens viendront contrôler les efforts effectués par les Grecs pour réduire leurs déficits. Mais la zone euro n'a "pas besoin du financement" du FMI, a-t-elle assuré.


"La Grèce aura besoin de financement au printemps. On a rendez-vous précisément au mois de mars pour voir s'ils ont fait ce qu'ils avaient dit qu'ils feraient. Ca sera un moment de vérité", a-t-elle déclaré sur RMC-Info.

"La commission européenne, la Banque centrale européenne, avec l'assistance du FMI (...) iront vérifier l'application du plan dès le mois de mars", a-t-elle ajouté, précisant qu'il serait fait appel à "l'expertise" et les "compétences" du Fonds monétaire international "sur le terrain, pour aller voir si les Grecs font ou non ce à quoi ils se sont engagés".

"Nous n'en sommes pas aujourd'hui, au sein de la zone euro, (...) en situation de devoir faire appel au Fonds monétaire international. On n'en est pas là, pas du tout", a-t-elle par ailleurs assuré. "On n'a pas besoin du financement du Fonds monétaire international, on sait faire".

Interrogée sur le fait de savoir si les ministres des Finances de l'Union décideraient lundi prochain des détails de l'aide financière accordée à la Grèce, Mme Lagarde a répondu: "on en débattra sans aucun doute".

"Le communiqué des 27 (jeudi à Bruxelles, NDLR), c'est une déclaration de responsabilité", a assuré la ministre, ajoutant: "l'euro, c'est notre affaire à tous".

"Tous les Européens, et en particulier les membres de l'Eurogroupe (...) serreront les rangs et prendront leurs responsabilités pour soutenir la Grèce dès lors qu'elle fait ces efforts", a-t-elle encore souligné.

 

C’est extraordinaire de voir la capacité des politiciens à rebondir. Alors que la France était un des premiers ays à ne pas respecter ses engagements européens en matière de déficit budgétaire et d’endettement, c’est cette même France qui vient expliquer que l’Europe et la Grèce n’ont pas besoin de l’aide du FMI. Il faut surtout constater que dans la zone Euro les pays « sages » et respectueux des engagements qu’ils prennent, paient pour leurs associés européens qui, eux ne respectent pas ces mêmes engagements. En somme, l’Euro est un retour en arrière. Avec le SME, les pays dont les économies étaient mal gérées le payaient à travers la baisse de leur monnaie. Maintenant, ce sont les pays bien gérés qui paient la facture des mauvais gestionnaires. Et les politiciens de cette Europe là s’en félicitent….

Commentaires

Si ce problême de la Grèce pouvait faire diminuer un peu la valeur de l'Euro ce serait bénéfique pour nos exportations et notre industrie nationale.
Ce n'est qu'un beau rêve !

Écrit par : lingerie sexy | 13/02/2010

@lingerie sexy,

Bonjour, merci pour votre commentaire.
Cessez de rêver, vous faites un cauchemar!
La baisse de l'Euro ne favoriserait en aucun cas nos exportations! Au contraire, elle rendrait plus chers nos produits et donc nuirait à notre commerce extérieur.
Par contre si vous êtes française ou européenne, votre raisonnement serait correct.

Écrit par : salegueule | 16/02/2010

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