20/12/2009

Polanski a ressenti l'embarras suisse, selon Bernard-Henri Lévy

Roman Polanski a été frappé par l'extraordinaire embarras, et donc la gentillesse, des fonctionnaires suisses, du haut en bas de l'échelle, auxquels il a eu affaire durant les 50 jours de sa détention à Winterthour. Ces propos sont rapportés par le philosophe français Bernard-Henri Lévy.


BHL a rendu visite à son ami il y a une dizaine de jours à Gstaad, le trouvant "comme un roc, au travail, confiant", lui a-t-il semblé, "quoique se faisant beaucoup de soucis pour les siens, ses enfants, sa femme". Et BHL de poursuivre, dans une interview au "Matin Dimanche": "Ces gens ont fait leur métier, naturellement. Ils ont été bien obligés de le faire".
"Mais ils semblaient - c'est ainsi, en tout cas, que Roman Polanski, non sans humour, l'a ressenti - presque aussi navrés que lui par la situation dans laquelle il se trouvait!", a ajouté M. Lévy. Selon lui, la Suisse doit résister à la demande d'extradition américaine. Elle doit être cohérente avec elle-même, elle qui a accueilli le cinéaste à bras ouverts quand il a acquis un chalet il y a quelques années.
"On ne peut pas tout à coup changer d'attitude et décider que l'homme qu'on a reçu avec joie et fierté, sans jamais se poser l'ombre d'une question, est un dangereux criminel à qui on tend un traquenard", a plaidé BHL.
Pour l'heure, Roman Polanski se trouve toujours en résidence surveillée, muni d'un bracelet électronique. Il est en attente d'une décision d'extradition aux Etats-Unis pour une affaire d'abus sexuel datant de plus de 30 ans.

BHL est d’une gentillesse extraordinaire avec ses amis. En plus du soutien qu’il leur apporte, il prétend donner des leçons de droit à notre pays. C’est très sympathique de sa part, mais je pense qu’il devrait garder ses conseils pour quelqu’un d’autre.

Par contre, je ne peux pas m’empêcher de me demander quelle aurait été la réaction de ce même BHL s’il avait été l’ami de la famille de la victime plutôt que de celle de l’agresseur…

Bien entendu, il eut fallu que ces amis fussent connus, qu’ils soient « people » comme on le dit maintenant. BHL devrait vite retourner en France, il y sera mieux.

Commentaires

"Roman Polanski a été frappé par l'extraordinaire embarras, et donc la gentillesse, des fonctionnaires suisses, du haut en bas de l'échelle, auxquels il a eu affaire durant les 50 jours de sa détention à Winterthour. Ces propos sont rapportés par le philosophe français Bernard-Henri Lévy."

Cela ne veut rien dire d'autre que les suisses remarquent qu'il est détenu pour une infraction passible d'une peine maximale de 2 ans pour une affaire vieille de 30 ans. Polansky n'est pas le criminel du siècle. Nos fonctionnaires sont des hommes humains. Et bien tant mieux.

"Selon lui (Monsieur Lévy allias BHL), la Suisse doit résister à la demande d'extradition américaine."

No comment.

Écrit par : CEDH | 23/12/2009

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