14/12/2009

Sarkozy cautionne l’utilisation des documents bancaires volés à HSBC

Nicolas Sarkozy a présenté en fin de matinée, lors d’une conférence de presse à l’Elysée, le grand emprunt de 35 milliards d’euros qu’il va lancer. A l’occasion de la dernière question posée par les journalistes, le président a cautionné l’utilisation par le ministère du Budget des documents bancaires volés à la HSBC de Genève par un ancien cadre de la banque.

 


«La lutte contre la fraude fiscale et normale et morale. C’est à la justice de dire ce qui s’est passé. Mais qu’auriez-vous pensé si le ministère du Budget avait écarté ces données lorsqu’il les a reçues? Aurions-nous été félicités pour avoir respecté les lois françaises? Je soutiens ce ministère dans son action contre la fraude», a-t-il déclaré en substance.

 

Nicolas Sarkozy a, comme d’habitude, choisi la démagogie plutôt que le pragmatisme. En voulant faire plaisir à une partie du peuple français, il vient de démontrer que la république française était plus proche d’une république bananière que d’un Etat de droit. Il vient surtout de nous montrer clairement le chemin à suivre pour la ratification de l’accord de double imposition signé cet année entre le Président Merz et la ministre française des finances. De ratification il n’y aura.

De plus, combien de banquiers suisses vont continuer à employer des frontaliers ? Est-il vraiment raisonnable pour un employeur de garder en son sein des personnes qui pourraient mettre en danger son activité ? Les banquiers privés genevois évitent depuis longtemps d’engager des frontaliers dans les postes présentant un risque. Les autres banques ne vont pas tarder à suivre. Le nombre d’emplois qui risquent de disparaître pour ces frontaliers là est assez important. Sarko l’assumera-il ?

La France est-elle à ce point aux abois financièrement qu’elle préfère ne pas respecter son propre droit pour récupérer éventuellement quelques millions ?

Y aura-t-il un directeur de banque suffisamment « gonflé » pour laisser échapper quelques informations pouvant mettre en cause des comptes ouverts dans des banques suisses par Sarko pour ses amis lorsqu’il n’était « qu’avocat » ?

Commentaires

Si j'ai bien compris l'administration française ne pouvait pas se servir de la documentation transportée par le traitre. Il a donc remis la documentation au Procureur Mongolfier de Nice, qui s'est empressé de la remettre, comme cela était son devoir, à l'administration fiscale.

Et là, miracle, l'administration fiscale peur s'en servir.

Le procureur Mongolfier, qui au demeurant n'a pas fait montre que de défaut dans sa carrière, a donc blanchi des informations sales.

C'est contre lui qu'il a ouvert une information pour blanchiment ?

Écrit par : CEDH | 23/12/2009

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