17/11/2009

Eveline Widmer-Schlumpf discute de l'amnistie fiscale à Rome

L'amnistie fiscale italienne ne doit pas gâcher les "rapports de bon voisinage avec la Suisse", selon Roberto Maroni. Le ministre italien de l'Intérieur a rencontré à Rome la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, qui a rejeté l'idée de tensions entre les deux pays.


Les deux ministres se sont entretenus sur cette question de l'amnistie fiscale au palais du Viminale. "Des négociations sont en cours entre nos deux pays en ce qui concerne l'amnistie fiscale. L'Italie et la Suisse sont liés par des rapports de voisinage et la collaboration est excellente", a estimé M.Maron.

"Tout ce qui est entrepris pour combattre l'évasion fiscale est juste mais doit être fait en sauvegardant les rapports entre l'Italie et la Suisse", a précisé le ministre de la Lega. De son côté, la cheffe du Département fédéral de la justice a dit vouloir "respecter la position de l'Italie à ce sujet".

Avec Mme Widmer-Schlumpf, M.Maroni a aussi évoqué le thème de la reprise du terrorisme et la montée du fondamentalisme islamiste dans le nord de l'Italie. Il a souligné "l'exigence de renforcer le système d'échange d'informations entre l'Italie et la Suisse afin de rendre plus efficace le contrôle de phénomènes qui renaissent".

Dans la foulée, les deux ministres ont aussi signé un accord bilatéral dans le domaine des activités liées aux trafics de drogue et d'armes. Il s'agira de renforcer la surveillance aux frontières pour y mettre un frein.

Les relations entre Berne et Rome avaient été tendues par une opération coup de poing du fisc italien contre des banques suisses. A la suite de cette "razzia", le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz a annoncé avoir interrompu les négociations concernant un nouvel accord de double imposition avec l'Italie.

Au lieu de râler après l’Italie qui agit selon son droit en contrôlant les filiales ou succursales des banques suisses établies en Italie, (Est-ce que les perquisitions effectuées tenteraient à prouver que la « dernière » amnistie serait un échec ? Il ne faut pas oublier que l’Italie fait là sa Xème amnistie fiscale. S’il reste encore des italiens détenant des biens non déclarés, c’est qu’ils sont sûrs que la(les) prochaine(s) amnisties sera(ont) plus généreuses encore) le gouvernement ferait mieux de demander aux douanes helvétiques de contrôler beaucoup plus sérieusement tous les camions italiens qui désirent traverser notre pays pour livrer les biens fabriqués en Italie. Une longue colonne de camions italiens massé à la frontière serait de nature à faire comprendre aux italiens que l’on peut aussi jouer sur les contrôles. La lutte anti-terrorisme passe aussi par la fouille des camions suspects. Si, par malheur, les indicateurs ne fournissent que des informations sur la nationalité des camions, cela fait un travail titanesque. Nos douaniers le feront…

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