20/09/2009

Guantanamo: une délégation suisse prend la température sur place

Une délégation suisse a visité le camp de détention américain de Guantanamo à Cuba. La visite sert à déterminer quels prisonniers innocents de tout soupçon de terrorisme entrent en ligne de compte pour un accueil en Suisse. Les éléments rassemblés contribuent à préparer la décision du Conseil fédéral.


Amnesty International a salué les "actions concrètes" des autorités suisses en vue d'accueillir des détenus du camp militaire américain. L'ONG appelle le Conseil fédéral à désigner rapidement les personnes qui entrent en ligne de compte pour venir en Suisse.

"Certains prisonniers attendent leur libération depuis déjà plus de sept ans", a rappelé le porte-parole de la section suisse de l'organisation.

Un groupe interdépartemental, avec des représentants des cantons, s'est rendu sur place en août dernier, a indiqué le porte-parole du Département fédéral de justice et police (DFJP), confirmant une information de la "SonntagsZeitung".

Outre la Suisse, l'Espagne, l'Irlande et d'autres pays encore se sont dits ouverts à un tel transfert. La France, la Grande-Bretagne et le Portugal ont déjà accueilli des détenus de Guantanamo.

En juin dernier, la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf avait expliqué que plusieurs dossiers étaient examinés.

Plus de 200 prisonniers se trouvent encore dans le camp de détention américain à Cuba. Selon les plans du président américain Barack Obama, le site doit être fermé d'ici janvier prochain.

Des dizaines d'hommes de confession musulmane détenus pendant des années comme des suspects de terrorisme et en partie sans avoir été inculpés doivent être libérés. Les Etats-Unis n'ont toutefois pas trouvé suffisamment de pays d'accueil jusqu'ici.

Plusieurs ONG de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International, ont critiqué des méthodes de torture pour l'extorsion d'aveux. L'ancien président des Etats-Unis George W. Bush a toujours démenti que des personnes étaient torturées au nom de son pays.

 

Notre gouvernement est prêt à accueillir des prisonniers innocents…

C’est une façon implicite de reconnaître (d’accuser ?) que les USA ont enfermés des centaines de personnes sans raisons avouables, sans preuves. C’est une façon de vouloir aider les USA à réparer des erreurs de jugements que l’administration Bush à commis. C’est aussi une façon de prendre parti pour cette administration…. Si Barak Obama était cohérent avec lui-même, il devrait assumer les erreurs de son prédécesseur et le faire comparaître en justice. A moins que, prenant exemple sur les précédentes habitudes, il envoie « W » et Dick Cheney goûter au(x) plaisir(s) de ce petit bout de Cuba qu’est Guantanamo. Ne serait-ce pas là un juste retour des choses ?

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