10/06/2009

UBS: le Conseil fédéral décide de ne rien décider

La Confédération n'a pris aucune décision concernant l'emprunt à conversion obligatoire de l'UBS. Elle peut, dès ce mardi, convertir en actions une partie ou l'entier de l'emprunt de la grande banque.


«Jusqu'à présent, aucune décision concernant une conversion ou une vente n'a encore été prise», écrit le Département fédéral des finances (DFF) dans un communiqué. Ce scénario était jugé le plus probable, en dépit des assurances de la Confédération de vouloir se désengager au plus vite de la première banque suisse.

Pour rappel, la Confédération pouvait convertir à partir du 9 juin tout ou partie du prêt de 6 milliards de francs qu'elle a accordé à l'UBS l'automne passé, dans le cadre du plan de sauvetage concocté en octobre avec l'aide de la Banque nationale suisse (BNS). La conversion devra avoir lieu au plus tard en juin 2011.

Divers interlocuteurs
«L'Administration fédérale des finances a été chargée par le DFF d'examiner différentes possibilités de transaction. A cette fin, elle mène des discussions approfondies avec divers interlocuteurs. Le Conseil fédéral prendra une décision en temps voulu», poursuit le communiqué sans préciser davantage.

En attendant, vu le coupon de 12,5% payé par l'UBS, la Confédération est sûre d'encaisser quelque 600 millions de francs d'intérêts par année. Si, en théorie, elle décidait de conserver ensuite les actions, elle deviendrait un important actionnaire de l'UBS avec près de 10% du capital.

«En cas de conversion, le prix minimum d'une action sera de 18,21 francs», ajoute le communiqué du DFF. Lundi soir, le titre a clôturé à 14,84 francs à la Bourse suisse.

Le DFF souligne encore que les principaux critères qui s'appliquent à la gestion de cet emprunt sont «l'intérêt économique à un système financier stable et le refinancement aussi complet que possible de l'engagement de la Confédération».

Pas de discussion publique
Vendredi, le ministre des finances Hans-Rudolf Merz a indiqué devant le Conseil national que le désengagement de l'UBS ne donnerait pas lieu à une discussion publique, ces décisions ayant une influence sur les cours de bourse.

Selon le président de la Confédération, la décision ne peut être prise qu'en collaboration avec l'UBS, l'autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) et la BNS. «Il est évident que les critères seront formulés de conserve. Les décisions, nous les prendrons ensemble et les publierons ensemble», a ajouté le conseiller fédéral. La décision devra être prise avec tout le sens requis des responsabilités, à savoir que l'UBS devra avoir retrouvé la stabilité nécessaire, a-t-il précisé.

Le CF a parfaitement raison de ne pas convertir les obligations émises par l’UBS. Le rendement actuel est bien supérieur à celui que pourrait donner les actions de l’UBS à ce moment. En demandant la conversion immédiate, le PS et le PDC montrent les limites qui sont les leurs dans la compréhension de l’économie. Alors que le PS surtout avait fortement critiqué l’aide de la confédération à l’UBS en engageant, selon le PS, l’argent du contribuable dans une entreprise fort risquée, le même PS veut maintenant que le contribuable ne profite pas du rendement de son prêt.

Le budget fédéral sera mieux équilibré avec les quelques 600 millions d’intérêts que produit cet emprunt. La conversion en action priverait le contribuable de cette manne et le forcerait à, peut-être, comptabiliser une perte sur la valeur des actions. Le pris de conversion étant supérieur à CHF 18,00 pour une action qui en vaut un peu plus de 15,00 aujourd’hui. Si le CF avait décidé de convertir les actions aujourd’hui, il aurait dû prendre une perte théorique de plus de 1 milliard !!!

Et ne pas encaisser les intérêts.

Le PS et le PDC étaient prêts à se passer (pas pour eux mais pour les contribuables) de ses montants sans problèmes uniquement pour avoir un mot (minoritaire) à dire dans la direction de la banque. Il est facile de devenir banquier avec l'argent du contribuable............

Les déficits publics sont ainsi expliqués……….

 

 

22:44 Publié dans Banque, Economie, Politique, Suisse | Tags : cf, ubs, ps, pdc | Lien permanent | Commentaires (0)

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