08/04/2009

Le peuple aura le dernier mot sur la baisse du deuxième pilier

Le peuple aura le dernier mot sur la baisse des rentes du deuxième pilier. Le référendum contre la révision de la loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) a été déposé avec 204'952 signatures.


Les opposants, syndicats, journaux de consommateurs et partis de gauche en tête, ont remis les paraphes à la Chancellerie fédérale. Avec près de 205'000 signatures, il s'agit du troisième meilleur résultat pour un référendum facultatif.

Le fait qu'un nombre très élevé de paraphes ait été récolté en peu de temps montre qu'une large part de la population partage notre colère face a ce projet, écrit Unia. Le syndicat appréhende donc la votation avec confiance.

Pour les journaux de consommateurs "K-Tipp", "saldo", "Bon à Savoir" et "Tout compte fait", le nombre impressionnant de signatures est la preuve que les assurés veulent donner leur avis sur la façon dont les caisses de pension et les assurances gèrent leur argent.

La réduction de 7 à 6,4% du taux de conversion du 2e pilier décidée par le parlement correspond à une baisse des rentes d'environ 10%.

Le résultat de cette récolte de signatures n’est pas surprenant. Au contraire, chacun étant directement concerné, ce résultat est normal.

Il est important que le peuple refuse cet abaissement des prestations de retraites que voudrait nous imposer le gouvernement. L’actuelle baisse de couverture des caisses est principalement due à la forte baisse des marchés financiers de l’an dernier. Le gouvernement sait très bien que cette situation ne va pas perdurer et qu’il y aura retour de balancier. Les assureurs, eux, voient dans cette situation une possibilité d’améliorer leur propre rentabilité en diminuant celle de leurs clients…S’il ne s’agissait pas du moyen de vivre de la population âgée, ce serait de bonne guerre. Mais il s’agit justement de choses qu’il ne faut pas toucher. C’est tabou ! Ce sont les actuaires des assureurs qui ont calculés les primes en fonction des projections d’espérance de vie, ce sont les assureurs qui ont fixés le prix de leurs prestations. Ils doivent maintenant assumer leurs calculs.

Ils encaissent les primes et souvent les cotisations qu’ils placent sans grande transparence, qu’ils paient ce qu’ils doivent payer !

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