06/04/2009

Réseaux de soins intégrés: pression des directeurs de la santé

Les réseaux de médecins ne doivent pas se limiter à trier les patients. Les cantons veulent qu'ils assurent une gestion économe et de qualité des soins sur le long terme. Ils ont présenté un modèle visant à rendre les réseaux indépendants des assureurs.


Pour la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS), les modèles actuels dépendent trop du bon vouloir des caisses. Les mesures prises par le Conseil des Etats pour promouvoir les réseaux intégrés dans le cadre du volet "managed care" de la révision de la loi sur l'assurance maladie sont insuffisantes.

Alors que les médecins défilent dans les rues et que l'explosion des primes menace, il serait sensé de changer de paradigme, a déclaré le président de la CDS, le Vaudois Pierre-Yves Maillard. Les cantons ont donc remis une proposition concrète à la commission compétente du National qui se penchera sur la question dès la mi-avril.

La CDS part du constat que les assureurs n'ont actuellement aucun intérêt à développer des réseaux attirant aussi les malades. Quant aux patients, s'ils ne sont pas jeunes et en bonne santé, ils hésitent à y recourir par peur du tri opéré parfois uniquement par téléphone.

Or les réseaux sont une solution intéressante. Ils permettent un suivi de l'assuré et des économies tout en augmentant la qualité des prestations. Avec un bon suivi, on évite l'amputation à un diabétique ce qui soulage le patient mais aussi les finances de l'assurance maladie, a expliqué M. Maillard.

 

L’idée parait plus qu’intéressante, la CDS propose quelque chose qui va dans le bon sens, celui de la réduction des coûts. P. Couchepin devrait la reprendre même si l’idée vient de son « pire ennemi », celui qui lui succédera, espérons-le à la tête du département de l’intérieur, donc de la santé.

Les chambres vont donc se pencher très vite sur cette proposition et c’est très bien.

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