20/03/2009

L'ATE lance son initiative "pour les transports publics"

L'Association transports et environnement lance son initiative "pour les transports publics". L'idée: que la moitié des taxes sur les carburants, et non plus le quart, soit consacrée aux transports publics.


La constante augmentation de l'utilisation des transports publics réjouit l'organisation, mais elle l'inquiète aussi. Le réseau est surchargé, il faut développer l'infrastructure et l'offre, écrit-elle dans son dossier de presse.

Pour ce faire, l'ATE et ses 25 partenaires souhaitent que les gains des taxes sur les hydrocarbures soient à l'avenir redistribués de manière équitable entre les transports publics et la route. Cette dernière, qui touche aujourd'hui les trois quarts de ces revenus, devrait à l'avenir se contenter de la moitié.

Et d'ajouter que que si ce texte était accepté, il apporterait 800 millions de francs par an aux transports publics. Selon l'ATE, cela permettrait la construction de projets rejetés ou repoussés par le Conseil fédéral à après 2030 comme la troisième voie Lausanne-Genève, le renforcement des fréquences sur la ligne Bienne-Lausanne ou la construction de lignes de tram dans les villes.

Ces projets pourraient par ailleurs être développés sans nouvel impôt, taxe supplémentaire pour les automobilistes ou encore majoration de prix des billets de transports, poursuivent les écologistes.

Les défenseurs de la route s'opposent avec véhémence à cette initiative. Pour routesuisse, ce texte cherche à "entraver et à affaiblir le principal mode de transport de Suisse (...) qui assure 80% du trafic terrestre". Et d'ajouter dans leur communiqué que cette initiative "contredit totalement le principe de causalité 'qui coûte, paye'".

La collecte des signatures débute samedi avec le soutien du PS, des Verts, des Verts libéraux, du PEV, du PCS, du syndicat du personnel des transports, de l'Initiative des Alpes, de Greenpeace et de Pro Natura. Les initiants ont jusqu'au 17 septembre pour récolter les 100'000 signatures nécessaires.

L’ATE se moque du monde ! Les automobilistes en ont marre d’être ponctionné sans arrêt pour financer des projets dont ils ne bénéficient pas. Que les usagers des transports publics paient eux les investissements qui leur permettront de voyager plus vite et plus confortablement. Le financement actuel est une injustice totale. En tant qu’automobiliste, je trouve normal que je paie mon moyen de transport, que je finance les infrastructures nécessaires à mes déplacements, leur maintenance comme le carburant que j’utilise.

Que les usagers des transports publics assument les mêmes coûts !

Commentaires

En tant qu'automobiliste vous êtes bien content qu'il y ait des trains, sinon vous ne pourriez tout simplement pas rouler sur les autoroutes tellement elles seraient surchargées. En tant qu'automobiliste, vous êtes un être humain et vous savez que le XXIè siècle sera un siècle d'énergie rare et chère et de crises écologiques, et que la civilisation de l'automobile VA et DOIT disparaître. Cette première étape enclenchée par l'ATE vise à cette effectuer cette transition en douceur sans sombrer dans la barbarie (guerres pour les ressources, climat déréglé, paysages détruits). Vous pouvez gueuler tout ce que vous voulez, le siècle qui vient annonce la fin des gaspillages. À vous de voir si vous préférez la transition démocratique, l'écofascisme ou les guerres.

Écrit par : Sandro Minimo | 20/03/2009

@Sandro Minimo,
Bonjour, merci pour votre commentaire. Je ne conteste pas les changements qui vont venir. Ce que je conteste, c'est le fait que les automobilistes soient les vaches à lait des usagers des transports publics! Il n'y pas de raison de payer pour eux.
Je vous renvoie votre argument, si personne ne prend de véhicules privé, qui finance les transports publics? Qui décide de l'attribution des places (insuffisantes dans ce cas)?
Je suis désolé, chacun paie son dû. Les automobilistes la route, les usagers de transports publics les trains et les bus. C'est cela l'égalité de traitement!

Écrit par : salegueuéle | 21/03/2009

>Je vous renvoie votre argument, si personne ne prend de véhicules privé,
>qui finance les transports publics? Qui décide de l'attribution des places
>(insuffisantes dans ce cas)?

Vous avez raison sur ce point, le financement des TP par les transports privés ne peut pas être éternel ni durable. C'est une mesure de transition. Les automobilistes doivent donc payer pour financer les investissements lourds à faire dans les transports publics, afin de libérer les routes d'un maximum de voitures et permettre à tous d'utiliser le train/bus. Pour les frais permanents de fonctionnement des TP, il faudra trouver à terme d'autres sources de financement, mais il me paraît logique de faire payer ceux qui polluent et gaspillent les ressources pour transférer de la richesse vers les transports économes en énergie, en espace et respectueux de l'environnement.

Écrit par : Sandro Minimo | 22/03/2009

Augmentons la vignette vélo qu'elle passe au minimum à 100Frs car les cyclistes occupent la route et le Canton a fait beaucoup d'aménagement en pistes cyclables. Un peu d'équité.

Écrit par : demain | 22/03/2009

Hem,

Vous ne croyez pas si bien dire, car si chaque usager devait effectivement payer une taxe en fonction des coûts proportionnels que son mode de transports occasionne à la société, alors la vignette vélo serait quasi-donnée !
Et les automobilistes n'auraient à peine plus les moyens que de faire une dizaine de km par semaine ! ...à voir les risques que vous prenez à glisser vers de telles hypothèses, je doute sincèrement que vous ayiez jamais réfléchis très objectivement à ces problèmes.

Pour des raisons très scientifiques d'espérance de vie et de stabilité géopolitique à moyen terme (faut-il encore le rappeler?), cela fait longtemps que l'impôt sur les huiles minérales des pays civilisés devrait avoir incité les automobilistes pendulaires a ranger leurs engins.
Chaque intervention étatique allant dans ce sens s'est pourtant systématiquement fait déboutée par les lobbys automobiles. Chose que l'on peut comprendre de la part de pays constructeurs, danslesquels quantité non négligeable d'emplois sont en jeu...
Quant à la Suisse, seul un léger confort supplémentaire y justifie le prix à la pompe extraordinairement bas.
Allons, un peu de courage mesdames et messieurs !
Ne savez-vous donc toujours pas que le transport routier est le Deuxième plus grand consommateur d'énergie non renouvelable en Suisse ?????

Écrit par : Charly | 17/04/2009

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