04/03/2009

Les oiseaux d'Europe menacés par les changements climatiques

Les oiseaux d'Europe vont laisser des plumes dans les changements climatiques qui affectent la planète. Selon une nouvelle étude, l'habitat de 92 des 122 espèces observées va se réduire comme peau de chagrin. Habitué au froid, le lagopède est particulièrement menacé.


Cet oiseau des Alpes a développé une formidable adaptation aux températures glaciales et supporte mal le réchauffement. Le cassenoix moucheté ou la mésange boréale font aussi partie des perdants, selon une étude de l'Université de Durham en Grande-Bretagne.

Seules 30 des espèces étudiées peuvent se réjouir des températures plus clémentes, à l'instar de la tourterelle turque ou du loriot d'Europe qui voient leur habitat s'agrandir, indique l'Association Suisse pour la Protection des Oiseaux ASPO/BirdLife Suisse.

D'après les projections des chercheurs, les habitats des diverses espèces vont se déplacer, d'ici 2090, de 550 kilomètres vers le Nord et l'Est. Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques se basent sur les données récoltées ces 26 dernières années.

Pour éviter la disparition de nombreux oiseaux d'Europe, l'ASPO demande de prendre immédiatement des mesures contre le réchauffement. Et prie la Confédération de tenir compte des conséquences des changements climatiques dans sa stratégie en matière de biodiversité.

Ce n’est pas la première fois que la Terre subit des changements climatiques.

Par contre, c’est la première fois qu’une espèce habitant cette planète a l’arrogance de penser qu’elle en est responsable et qu’elle peut inverser le mouvement…L’humanité a peut-être une part de responsabilité dans l’accélération du réchauffement climatique bien que cela reste à prouver.

Des réchauffements ont déjà eu lieu sans l’effet de serre, sans la pollution automobile, sans les maisons chauffées etc. D’autres, une fois que l’homme aura disparu, auront également lieu. Au lieu de vouloir revenir en arrière, bataille perdue d’avance, l’homme ferait mieux d’observer la nature et de se préparer au changement. Certains oiseaux vont se déplacer, les uns partiront, d’autres arriveront. Des espèces disparaitront, d'autres s'épanouiront.

Commentaires

"Par contre, c’est la première fois qu’une espèce habitant cette planète a l’arrogance de penser qu’elle en est responsable et qu’elle peut inverser le mouvement…L’humanité a peut-être une part de responsabilité dans l’accélération du réchauffement climatique bien que cela reste à prouver."
Je ne comprends pas l'inclusion de cette petite phrase dans votre texte, qui est fort intéressant, même s'il ne fait que rendre compte d'une étude menée par d'autres (ce que je ne vous reproche pas). Mais si vous admettez sans discuter les projections résultant de cette étude, pourquoi vous obstiner à mettre en doute les résultats d'études menées par des milliers de scientifiques sérieux de par le monde, même si de par la complexité du problème leurs conclusions ne peuvent pas encore avoir le même coefficient de certitude. Car les conséquence de ce phénomène dépassent largement celui de l'existence ou de la migration d'un certain nombre d'espèces d'oiseaux, qui n'en sont qu'un des indicateurs, et la question de leur cause, que vous préféreriez mettre au pluriel pour réserver notre modestie d'êtres humains, est d'une importance capitale. Car si nous sommes responsable, rien, sinon un pessimisme absolu, ne peut vous permettre d'affirmer que nous sommes totalement incapables d'y remédier. Même si le pessimisme peut être signe d'une conscience plus aiguë de la réalité, elle ne garantit pas la vérité ou la certitude, et doit donc céder le pas à l'espoir dans l'action.
Nous aimons les oiseaux et, je suppose, nous aimons toute la nature, n'oublions donc pas que nous en faisons partie et aimons-nous assez pour nous faire un peu confiance.

Écrit par : Mère | 05/03/2009

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