05/02/2009

La crise relance la chasse à la baleine

Tuer des baleines pour sauver l’économie? L’idée peut paraître pour le moins saugrenue. C’est pourtant bien la décision prise en Islande: six fois plus de cétacés pourront être pêchés cette année. C’est-à-dire 150 rorquals communs et 100 petites baleines de Minke. Et cela, jusqu’en 2014. Avec, à la clé, l’espoir de booster les exportations (principalement vers le Japon) et de créer peut-être quelques centaines d’emplois. Bref, une thérapie de choc pour remettre à flot l’un des pays les plus touchés par la crise financière. Et tant pis pour l’espèce menacée!


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Que cherche l’Islande ? Ce petit pays, victime plus de l’incompétence de son gouvernement que de la crise financière, est en état de faillite. En voulant sauver « ses » banques, le gouvernement islandais a pris des engagements impossibles à respecter. Du coup, la couronne islandaise ne vaut plus rien. Vraiment plus rien. S’il vous reste quelques couronnes d’un voyage que vous auriez fait en Islande, votre dernière chance d’en tirer quelques centimes, ce sont les collectionneurs. Indépendant de l’Europe politique mais dépendant des EUROS de la même Europe, le nouveau gouvernement veut relancer la chasse à la baleine. C’est sans doute plus de la provocation pour obtenir de l’aide de l’Europe qu’une volonté délibérée de relancer cette activité qui ne saurait être lucrative à long terme. L’idée est non seulement stupide puisque non rentable, mais de plus le capital sympathie que ce petit pays aurait pu avoir auprès des peuples européens va disparaître à la même vitesse que les capitaux se sont enfuis des banques islandaises. Les européens sont beaucoup plus écologiques lorsqu’il s’agit de sauver les baleines que lorsqu’il s’agit de se priver d’automobile.

Les partis de gauche de notre pays devraient bien tirer les leçons de l’histoire islandaise. La Suisse, comme l’Islande n’a pas les moyens de sauver « ses » banques par soit la nationalisation soit les garanties des emprunts contractés pas les banques. Le plan d’aide concocté par la BNS montre maintenant toute la mesure de l’intelligence et de la prudence financière dont ont fait preuve nos dirigeants. Le schéma adopté par la BNS commence à faire des émules et commence à être repris ici ou là.

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