03/02/2009

Fermeture de Guantanamo: Genève d'accord d'accueillir un ex-détenu

Genève est prêt à accueillir un ex-détenu de Guantanamo. Le Conseil d'Etat a répondu favorablement à un appel de la Confédération, a indiqué Laurent Moutinot, confirmant une information du quotidien "Le Matin".


Seules conditions posées par Genève, l'ex-détenu qu'il acceptera devra être innocent et n'avoir aucun contact avec le terrorisme. Peu importe en revanche son pays d'origine. Une telle position se justifie par le fait que Genève a une renommée de ville humanitaire.

Il y a eu des contacts bilatéraux entre la Confédération et le canton de Genève, confirme pour sa part le vice-chancelier de la Confédération Oswald Sigg. Suite à cela, l'Etat genevois a fait part de sa disponibilité, a-t-il ajouté, précisant que Genève est le seul canton avec lequel un tel échange a eu lieu.

La semaine dernière, la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police a fait part de son scepticisme. Sa vice-présidente, la radicale st-galloise Karin Keller-Sutter, s'est dite étonnée par la précipitation dont a fait preuve selon elle le Conseil fédéral.

Depuis que Micheline Calmy-Rey a laissé entendre que la Suisse pourrait accueillir jusqu'à trois ex-détenus de la prison américaine, plusieurs conseillers d'Etat de différents cantons se sont exprimés pour ou contre le principe, mais toujours à titre personnel. Genève semble être le premier canton à s'engager officiellement.

Le Conseil fédéral n'a toutefois pas encore décidé formellement d'accueillir des ex-détenus de Guantanamo. Il doit d'abord examiner les modalités, juridiques en particulier, d'une telle procédure d'asile.

Je trouve les conditions posées par Monsieur Moutinot d’une naïveté affligeante. Les personnes détenues illégalement à Guantanamo par les USA ne sont certainement pas des petits saints. Si il est effectivement intolérable que ces personnes aient pu rester sans statuts si longtemps, c’est surtout parce que la nouvelle forme de « combattants » ne faisant pas partie d’une armée n’est pas prévue dans les conventions sur la guerre. Au moment de la signature de ces traités, seules les soldats « officiels » étaient protégés. C’étaient aussi les seuls à se battre. Pour les prisonniers de Guantanamo, nous n’avons sûrement pas affaire à des gentils garçons

Commentaires

L'engagement et l'empressement de M. Moutinot pour accueillir certains ex-détenus de Guantanamo sont suspects. C'est comme s'il voulait se faire pardonner de son incompétence et laisser une trace positive de son dernier mandat, qui a été avec les 2 premiers, une terrible calamité pour Genève. Son bilan est proche de mon compte en banque UBS à savoir : ZERO...

Écrit par : sirène | 03/02/2009

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