01/02/2009

Selon le directeur de l'OFAS, l'AI est financièrement morte

Le directeur de l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) Yves Rossier met en garde contre un report trop long de la question du financement de l'AI par une hausse de la TVA. Un renflouage est urgent, faute de quoi les conséquences se feront sentir sur l'AVS.


Rien que les intérêts sur l'endettement de l'AI se montent à 400 millions de francs par an, indique Yves Rossier dans une interview au journal alémanique "Zentralschweiz am Sonntag".

Au vu de ses milliards annuels de déficit et de dettes de plus de 10 milliards de francs auprès de l'AVS, "l'AI est financièrement morte", affirme M. Rossier.

Pour des raisons de temps, le directeur de l'OFAS s'oppose à lier le financement additionnel de l'AI avec la 6e révision, qui vise à réduire les dépenses. Le risque est grand que l'AVS pâtisse bientôt aussi des dettes de l'AI.

Dès 2010, en raison des dettes de l'AI, l'AVS ne diposera plus que de 50% de ses dépenses en liquidités. Sans financement additionnel, cette part devrait baisser à 20% en 2018. Au plus tard à cette date, les fonds de l'AVS ne suffiront plus à payer toutes les rentes.

Le Conseil fédéral a pris mercredi la décision de reporter le scrutin sur la hausse de la TVA en faveur de l'AI, prévu le 17 mai, au 27 septembre au plus tôt.

Le gouvernement espère ainsi éviter le blocage sur un sujet qui tombe au pire moment alors que la récession se profile. La balle est désormais dans le camp du Parlement. Le collège demande à ce dernier de décider lors de la session de mars s'il veut modifier son projet.

La décision unilatérale du gouvernement de reporter la votation sur le financement de l’AI au prétexte que le parlement pourrait avoir une nouvelle solution est en fait qu’une manipulation de la démocratie. Penser que la population pourrait être influencée par la crise et refuser, à cause de cette crise, le financement et le remboursement de la dette de l’AI est une façon peu noble de traiter notre démocratie et plus que tout les électrices et électeurs. C’est comme si on mettait une limite à leur capacité de compréhension des problèmes et par là même é leur capacité a répondre au problème. Un tel gouvernement ne mérite pas la confiance du peuple et encore moins celle des représentants de ce peuple ! Le gouvernement étant incapable de trouver les financements pour pouvoir faire le travail pour lequel il est élu devrait démissionner. En bloc !

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