27/01/2009

La coordination anti-WEF réitère son appel à manifester

A Genève, la coordination anti-WEF ne baisse pas les bras. Elle entend braver l'interdiction de manifester décrétée par le Conseil d'Etat genevois et défiler dans les rues samedi prochain, comme prévu initialement.


Pour la coordination anti-WEF, le Forum économique mondial de Davos est une réunion totalement illégitime. Elle estime avoir le droit de la critiquer et ne comprend pas le veto du gouvernement genevois.

Alessandro Pelizzari, de la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS), est scandalisé par l'interdiction de manifester du Conseil d'Etat. "C'est une remise en question inacceptable d'un droit fondamental". Selon lui, les gens doivent pouvoir exprimer leur rage et leur frustration contre le système.

La coordination anti-WEF affirme ne pas être isolée dans son combat, comme le soutient l'exécutif cantonal. Une pétition contre la remise en cause des droits démocratiques circule actuellement à Genève. Elle a déjà réuni quelque 1200 signatures.

La semaine passée, le gouvernement genevois avait interdit la manifestation anti-WEF, estimant que ses organisateurs n'avaient pas été en mesure de fournir les garanties nécessaires pour qu'elle se déroule sans heurt.

Au vu du nombre de signatures réunies, les manifestants genevois ne seront pas nombreux, Ils seront sans doute facilement identifiables et en cas de casse, la justice saura à qui envoyer la facture. Je ne crois pas que le gouvernement genevois ait méprisé le droit de manifester, je pense surtout qu’il a appliqué un nécessaire devoir de précaution. L’exemple du G8 à Evian en 2003 et les conséquences que la manifestation a eu sur les commerces genevois suffisent à expliquer le principe pris par le gouvernement genevois.

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