22/01/2009

Affaire Tinner: Blocher n'a pas informé ses collègues assez vite

Le Conseil fédéral n'aurait pas dû détruire tous les documents dans l'affaire Tinner, estime la délégation des commissions de gestion. Dans son rapport, elle épingle aussi Christoph Blocher pour ne pas avoir informé le gouvernement assez vite de l'ampleur du dossier.

L'ancien chef du Département fédéral de justice et police n'a renseigné le collège qu'au coup par coup et ne lui a révélé les problèmes que tardivement, selon le rapport de la délégation, rendu public malgré l'opposition du gouvernement. Le dossier implique trois ingénieurs suisses, Friedrich Tinner et ses deux fils Urs et Marco. Ils sont soupçonnés d'avoir livré du matériel nucléaire à la Libye.

Le Conseil fédéral avait ordonné en novembre 2007 la destruction de documents en lien avec le dossier Tinner. Quand l'affaire avait éclaté au grand jour, le gouvernement avait invoqué des raisons de sécurité nationale.

Pour les besoins de son enquête, la délégation a auditionné plusieurs fois Christoph Blocher. Ce dernier lui a déclaré qu'il n'y avait "pas d'autre option" que de détruire ces documents.

Le gouvernement ne tire pas non plus son épingle du jeu. "Force est de constater qu'il avait accepté que le DFJP se limite à l'informer au cas par cas". Pour le président de la commission de gestion du National Pierre-François Veillon (UDC/VD), la gestion de ce dossier a été "catastrophique".

Etant donné les difficultés que connaît la procédure, Marco Tinner va pouvoir sortir de détention préventive, a-t-on par ailleurs appris. Le Tribunal pénal fédéral a rejeté un recours du Ministère public de la Confédération. La caution a été fixée à 100'000 francs.

Marco était le seul des trois Tinner a encore être placé en détention préventive. Son frère Urs avait été libéré en décembre dernier et son père en 2006.

C’est la faute à Blocher…On va l’entendre pour tout ce qui est arrivé en Suisse depuis 2003 !

Heureusement que la cris des subprimes est arrivée après son départ du gouvernement, sinon c’était pour lui.

On pourrait vraiment croire qu'il était seul aux commandes et que les six autres n'avaient rien à dire!

 

 

Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour salegueule,

L'affaire en question a impliqué le DDPS, le DFAE et le DFJP.

De plus, l'obligation de détruire les documents est clairement définie par les accords sur la non prolifération des armes atomiques.

La Suisse ne peut en tant que signataire de ces accords, détenir des documents permettant la conception d'armes atomiques et/ou de leurs composants.

M. l'ex Conseiller fédéral C. Blocher ne peut être tenu responsable d'une quelconque faute dans la gestion de ce dossier.

De plus, si décision a été prise de détruire les documents en question c'est de concert avec les trois départements.

Sur le coup le Conseil fédéral a fait exactement ce qu'il fallait.

La prolifération d'armes atomiques obéït à d'autres priorités que celles du droit commun. Il s'agit de la sécurité de l'Etat et dans ce cadre, le Conseil fédéral a le droit le plus élémentaire, garanti par la Constitution, de prendre toute mesure qu'il juge nécessaire, y compris la destruction de documents, de matériel, etc...

Pour une fois que le Conseil fédéral fait ce qu'il faut...

Une chose m'intrigue... dans cette affaire... c'est le comment cette affaire est sortie dans les médias. Nos services de sécurité commencent à se distinguer par la fuite d'informations ultra confidentielles.

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 23/01/2009

@Stéphane,
Bonjour, merci pour votre commentaire. Les éclaircissements et précisions que vous apportez sur cette affaire me font penser que d'affaire il n' y a pas!
Hormis le fait que vous relevez de la "fuite" dans les médias..

C. Blocher va devenir le héros d'une Suisse respectueuse de ses engagements internationaux. Ceux qui, dans un premier temps, ont critiqué son action doivent maintenant s'en mordre les doigts.........

Écrit par : salegueule | 23/01/2009

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