10/01/2009

Meurtre d'Epalinges: deux hommes sont sous les verrous

Dix jours après le meurtre d'Epalinges (VD), la police a mis la main vendredi sur les auteurs présumés du crime. Les deux hommes, domiciliés dans la région, avaient délibérément choisi cette villa et étaient prêts à tout pour obtenir le clé du coffre-fort.


Les nombreuses traces relevées sur les lieux du délit ont orienté les policiers vers un premier suspect, un Suisse de 22 ans, déjà fiché pour de nombreux délits. Le deuxième suspect a pu être identifié et arrêté vendredi en fin d'après-midi. Ce ressortissant serbe de 27 ans, requérant d'asile débouté en 2002, est en situation irrégulière en Suisse. Lui aussi est connu des services de police pour de nombreux délits.

Ces deux individus ont été entendus par les enquêteurs de la police de sûreté vaudoise et par le juge d'instruction. Le ressortissant suisse a reconnu avoir cambriolé cette même villa à deux reprises, en 2006 et 2008. Il a aussi admis sa participation à ce meurtre. Son comparse a en revanche nié toute implication dans ces événements.

Les investigations se poursuivent afin d'établir les circonstances exactes du meurtre, ainsi que son mobile et l'entier de l'activité délictueuse de ces deux malfrats. Ils ont été inculpés notamment d'assassinat et brigandage qualifié, puis incarcérés.

Selon le porte-parole de la police cantonale, les voleurs ont attaqué cette maison parce qu'ils savaient qu'ils y trouveraient un coffre-fort. Ils étaient déterminés à obtenir la clé même par la violence. Rien à voir avec les bandes de cambrioleurs qui écument une région un peu au hasard avant de quitter la Suisse.

Bravo à la police vaudoise qui a su retrouver les meurtriers de cet homme tué devant son épouse.

C’est dans ces cas qu’il faut regretter que la perpétuité ne soit pas appliquée en Suisse.

Les défenseurs des requérants déboutés ne doivent pas se sentir très bien dans leurs chaussures ce soir. Même s’il ne faut pas faire d’amalgame, et je me garde bien d’en faire, il faut noter qu’avec une plus grande rigueur dans le suivi des demandeurs d’asile dont la demande n’est pas acceptée, c'est-à-dire une reconduction à la frontière ou le renvoi immédiat par avion éviterait probablement ce genre de drame. Pas tous j’en conviens, mais même ne serait-ce qu’un seul…

 

 

Les commentaires sont fermés.