27/12/2008

Agressions dans les trains: le personnel des CFF proteste

Pour montrer sa solidarité avec les victimes d'agressions dans des trains, le personnel des CFF porte ce samedi un brassard avec la mention "stop agressions". Il demande aussi aux CFF des mesures de sécurité immédiates.


Mercredi, deux jeunes se sont fait agresser dans un train à Bienne lors d'une tentative de vol. L'un des deux a été blessé. Jeudi, c'est un contrôleur qui a été blessé lors d'un contrôle d'identité par un passager sans billet, à Gossau (SG).

En signe de solidarité, la sous-fédération du personnel des trains (ZPV) du syndicat du personnel des transports (SEV) a lancé cet appel du port du brassard dans toute la Suisse. Les deux appellent en outre les CFF à concrétiser rapidement des mesures de sécurité.

Les syndicats ont réussi à convaincre les CFF de l'ampleur du phénomène et du sérieux de la situation, estiment-ils. L'ex-régie renforcera ses mesures de sécurité. D'ici une année environ, deux agents d'accompagnement au lieu d'un travailleront dans tous les trains.

Cette mesure sera déjà appliquée d'ici quelques semaines dans les trains qui posent problème. Dès fin janvier-début février, les contrôleurs seront en effet accompagnés par un agent de Securitas.

Ces mesures ne sont pas une conséquence de la dernière agression d'un contrôleur à Gossau; elles sont prévues depuis un certain temps, a indiqué un porte-parole des CFF. L'amélioration de la sécurité ne peut toutefois pas se faire du jour au lendemain.

Les CFF ne constatent d'ailleurs pas d'augmentation de la violence dans les trains. En 2007, 230 agressions contre le personnel ont été recensées. Jusqu'en septembre 2008, elles ont été au nombre de 190. Les CFF s'attendent à un chiffre de 210 agressions pour l'ensemble de l'année.

Que fait notre ministre de l’intérieur ? N’est-ce pas à elle d’assurer la sécurité des voyageurs des les trains ? Alors que la classe politique ne pouvait s’empêcher d’attaquer C. Blocher à propos de la sécurité dans les villes lors de manifestations dont la sécurité dépendait exclusivement des cantons, personne ne dit plus rien lorsqu’il s’agir du domaine de la ministre Widmer-Schlumpf.  

Les parlementaires savent surtout qu’ils ont leur part de responsabilité dans cette affaire puisqu’ils n’ont pas donnés les moyens financiers d’assurer cette sécurité. Donc ils font comme les témoins des agressions, ils regardent ailleurs et espèrent que cela va passer.

 

 

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