18/12/2008

Libre circulation: des syndicalistes contre la "libre exploitation"

Le comité ouvrier contre la "libre exploitation des travailleurs" a fustigé la reconduction et l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes. Au passage, il s'en est pris au musellement opéré par les grandes centrales syndicales.


Dans une organisation démocratique, c'est la base qui décide et donne un mandat aux dirigeants. Dans les grandes centrales syndicales comme USS et Unia, qui soutiennent la libre circulation, c'est l'inverse qui s'est produit, a assuré aux médias à Berne le syndicaliste Olivier Cottagnoud, membre du comité. Un secrétaire syndical d'Unia, sceptique face aux accords, a même dit craindre pour son emploi.

A vouloir à tout prix entrer dans l'Europe, les dirigeants syndicaux perdent de vue que le but réel de ces accords sur la libre circulation est uniquement de baisser les salaires et de faire pression sur les conditions de travail des travailleurs, a déclaré Michel Gindrat, socialiste neuchâtelois et membre du Syndicat des services publics (SSP).

Selon une enquête du Secrétariat d'Etat à l'économie, les inspecteurs du travail ont constaté des abus lors de 26% des contrôles concernant les secteurs soumis à une convention collective de travail obligatoire. Et comme l'a rappelé l'USS elle-même, les amendes sont rares, voire impayées dans 20 % des cas puisque les entreprises fautives ont quitté le territoire suisse entretemps, a relevé M. Gindrat.

L'UDC prône également le non pour la votation. Pas question pour autant de faire campagne commune, a annoncé le comité ouvrier. Selon Michel Zimmermann du SSP Vaud, l'UDC est seulement contre l'extension de l'accord et ce uniquement pour des motifs xénophobes que le comité ne partage pas.

 

Enfin ! Un syndicaliste qui a compris que les grands syndicats ne sont pas toujours là pour défendre les travaillleurs et encore moins les syndiqués……A part la volonté de UNIA de lancer un référendum contre la baisse du taux de conversion des caisses de pensions qui est un combat en faveur de tous les salariés, rarement on a vu ce syndicat se battre pour ce qu’il est censé défendre.

Quant à l’organisation des décisions d’un syndicat, je ne sais pas si on peut parler de démocratie.

De toutes façons, la démocratie s’exerce dans les isoloirs des votations, pas dans ceux des syndicats ! Si suffisamment d’ouvriers, de salariés,et de retraités votent non à la poursuite de la libre circulation, quel que soit le mot d’ordre des syndicats, la décision populaire gagnera.

08:00 Publié dans Politique | Tags : unia, uss, ps, prd, udc, pdc | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.