11/12/2008

Valais: fusion et recapitalisation des caisses de pension

Le processus d'assainissement des deux caisses de pension de l'Etat du Valais devrait aboutir à une fusion le 1er janvier 2010. La nouvelle et unique caisse sera recapitalisée et devra présenter un taux de couverture de 80% le 1er janvier 2012 au plus tard.

Ces dispositions figurent dans un projet de modification de la loi régissant les institutions étatiques de prévoyance (LIEP). Adopté par le Conseil d'Etat, le projet a été présenté à Sion et sera soumis au Parlement valaisan en février 2009.

La nouvelle caisse fusionnée s'appellera CPVAL, pour Caisse de prévoyance du Valais. Elle naîtra de l'absorption des actifs et passifs de la Caisse de retraite et de prévoyance du personnel enseignant du canton du Valais (CRPE) par la Caisse de prévoyance du personnel de l'Etat du Valais (CPPEV).


 

C’est en lisant ce genre de communiqués de presse que l’on comprend un peu mieux la décision du parlement de baisser le taux de conversion des caisses de retraites. C’est tout ça de gagné pour les élus cantonaux ! Je m’explique : depuis que les caisses de retraites des fonctionnaires existent, les institutions gouvernementales n’ont pas jugé utile de payer la part patronale des cotisations annuelles. C’était une façon pratique d’alléger les dépenses publiques. C’était surtout faire payer aux générations futures les retraites de demain. Les institutions ont donc appliqué au 2ème pilier la règle de solidarité du 1er pilier, l’AVS. C’était une très grande erreur économique, financière et une injustice sociale. Alors que les entreprises privées devaient absolument, sous peine d’être mises en faillite, payer rubis sur l’ongle les cotisations du 2ème pilier, les Etats et municipalités se permettaient de ne pas le faire, d’une part et par ailleurs de garantir aux fonctionnaires des retraites « royales ». La confédération s’est rendue compte de cette erreur monumentale lorsque qu’elle a décidé de « privatiser » certaines entités comme les CFF par exemple. Il a fallu à ce moment donner à la caisse de retraite de cette entreprise ayant un statut de privé les réserves réelles et non plus théoriques des employés. Idem pour Swisscom etc…

En baissant le taux de conversion, les parlementaires enlèvent une épine du pieds de leurs collègues des cantons…aux frais des salariés !

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