03/12/2008

Renforcer les peines contre les chauffards jugé contre-productif

Punir plus sévèrement les chauffards serait contre-productif, estime le président de la Société suisse de psychologie de la circulation (SPC), Andreas Widmer. Il s'oppose ainsi à RoadCross et à son projet d'initiative


On constate très souvent que peu après avoir introduit un renforcement des peines, le nombre des délits diminue avant de reprendre l'ascenseur un ou deux ans plus tard, indique le psychologue dans une interview à la "Berner Zeitung". Généralement, "davantage de délits sont finalement à déplorer après un durcissement des sanctions".

Les "vrais" chauffards n'ont pas conscience de commettre un acte repréhensible, poursuit Andreas Widmer. "Nombreux ne reconnaîtront jamais qu'ils ont fait quelque chose de dangereux".

Et le président de la SPC de préconiser l'augmentation du nombre de contrôles policiers. "Une personne qui se fait remarquer au volant devrait être rapidement sanctionnée et tenue de suivre un cours pédagogique". A ses yeux, des tachygraphes devraient en outre être installés sur les voitures des chauffards qui ont déjà été sanctionnés.

Les systèmes qui empêchent les personnes qui ont bu trop d'alcool de prendre le volant lui paraissent aussi judicieux. Et d'expliquer que de tels instruments ne permettent le démarrage de la voiture qu'une fois que le conducteur a "passé" un test d'alcoolémie.

 

Donc si on lit entre les lignes, Monsieur Widmer nous encourage à être plus « coulant » avec les chauffards sur le plan pénal tout en nous recommandant de faire suivre des cours pédagogiques à ces mêmes chauffards. Monsieur Widmer serait-il intéressé à avoir une clientèle « forcée » ? Pourrions-nous le soupçonner de prêcher pour sa paroisse ?

 

 

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